L’approche néoclassique de l’histoire de la mondialisation

Dans un papier récent (7 février) nous avions montré qu’il existait un « problème téléologique » dans toute tentative de proposer une « histoire de la mondialisation ». Nous avions aussi pris soin de distinguer la « dépendance téléologique », soit la situation de fait de tout historien qui cherche à éclairer la formation d’un phénomène et connait donc le résultat provisoire du processus à expliquer, de « l’interprétation téléologique ». Dans cette dernière, c’est la mise au jour d’une nécessité historique, d’une loi ou ruse de l’histoire, qui tient lieu d’explication, au mépris de la contingence du réel et de la diversité des stratégies d’acteurs. Afin de savoir si toute histoire de la mondialisation est obligatoirement une interprétation téléologique, nous proposons aujourd’hui d’analyser la réponse que les historiens économiques néoclassiques donnent indirectement à cette question à travers un discours particulièrement structuré.

Dans la lignée de Ricardo, les économistes classiques nous ont enseigné que tout pays, même moins efficace qu’un autre dans la fabrication de deux produits, a cependant intérêt à se spécialiser (dans le produit où il est relativement moins désavantagé) et à échanger avec ce partenaire, qui lui même y trouvera avantage. Il découle de cette approche (réductrice dans la mesure où l’effort productif est assimilé au seul temps de travail) une forte stimulation à densifier les échanges internationaux. L’analyse néoclassique de Heckscher-Ohlin et surtout Samuelson, qui prend en compte la pluralité des facteurs de production, montre alors que cette intensification du commerce mondial des biens, si elle s’effectue en fonction des dotations relatives en facteurs, est source d’une certaine convergence internationale. En effet un pays possédant une main-d’œuvre relativement abondante (donc peu coûteuse) en regard de sa disponibilité en capital, aura intérêt à se spécialiser en biens utilisant abondamment cette main-d’œuvre. Dès lors le prix relatif de cette main-d’œuvre tendra progressivement à s’élever… Sous plusieurs conditions (proximité relative des dotations en capital et travail entre les partenaires, commerce de plusieurs produits, disponibilité des mêmes techniques notamment), elle conduirait même à une égalisation internationale du prix relatif des « facteurs de production » (c’est-à-dire le rapport entre taux de salaire pour la main-d’œuvre et taux de profit pour le capital) entre les différents partenaires commerciaux. Autrement dit, l’échange international, intéressant pour tout le monde, homogénéiserait l’espace économique mondial en rendant égaux les salaires horaires (à condition que les taux de profit le soient déjà) entre les nations.

Le raisonnement précédent fondait l’égalisation internationale du prix relatif des facteurs sur les effets du libre échange en matière de commerce de biens. Mais cette égalisation des prix des facteurs pourrait être obtenue directement, par les mouvements autonomes de ces mêmes facteurs, des hommes comme des capitaux. Ainsi les travailleurs, migrant des pays où la main-d’œuvre est abondante et mal payée vers ceux où elle est rare, donc mieux rémunérée, tendraient à égaliser les conditions d’offre de travail entre les deux espaces, conduisant à la hausse des salaires, suite à leur départ, là où ils étaient bas, provoquant leur réduction, du fait de leur arrivée, là où ils étaient plus hauts. Les mouvements de facteurs seraient alors en quelque sorte un substitut du mouvement des marchandises en cas de protectionnisme commercial, ou un complément non négligeable pour réaliser la convergence, en cas de libéralisation commerciale. Dans ces deux analyses, que ce soit par le libre échange des biens ou par la mobilité des facteurs, c’est l’intérêt bien compris des différentes économies nationales qui doit les pousser à libéraliser les relations entre elles et à créer ce marché mondial (de biens comme de facteurs) qu’évoquait déjà Marx… En retour le marché mondial déboucherait donc sur une spectaculaire « convergence » (par exemple des taux de salaire du travail non qualifié) entre les économies participantes.

Le concept de convergence devient alors central dans l’analyse des relations économiques internationales. C’est ce concept qui, particulièrement pertinent a priori dans les phases de libéralisation rapide des échanges de marchandises et/ou de facteurs, conduit les auteurs néoclassiques à identifier les deux phases de mondialisation (1860-1914 et depuis les années 1980) à un processus caractérisé de convergence. Certes, ils définissent formellement la mondialisation par l’intégration mondiale des marchés de biens, du capital et du travail (Bordo et alii, 2003, pp. 1-3). Mais ils identifient aussitôt ce processus à une « impressionnante convergence dans les niveaux de vie » (O’Rourke et Williamson, 2000, p. 5) et estiment que « l’essentiel de la convergence entre 1850 et 1914 est imputable aux forces libéralisées du commerce et des migrations de masse » (ibidem). Autrement dit, ils ne font pas rentrer dans leur caractérisation du phénomène des éléments qui apparaîtraient éventuellement importants : stratégies inédites des firmes internationalisées, disparition ou transformation des régulations étatiques, pour ne citer que les plus immédiats.

Au strict plan de l’analyse économique, les nombreuses et restrictives hypothèses théoriques qui permettraient, dans le cadre du théorème Heckscher-Ohlin-Samuelson, l’égalisation des prix des facteurs empêchent de considérer cette thèse comme autre chose qu’une position de principe, de fait trop générale pour devenir une prescription universelle… Par ailleurs cette approche prend les économies nationales comme un tout dont l’intérêt serait clair et unique. Or, si la liberté des échanges apparaît globalement profitable à chaque pays, elle crée à l’intérieur de ces économies des perdants et des gagnants… Dans ces conditions, s’il est envisageable d’indemniser les perdants à partir du bénéfice des gagnants, la mise en œuvre de ce processus requiert certaines conditions politiques dont l’absence interdira une vision claire de l’intérêt du pays dans l’échange. Par ailleurs on sait aujourd’hui que l’essentiel du commerce international est inexplicable par cette approche fondée sur la complémentarité : l’essentiel des échanges relèverait du commerce de concurrence (échanges intra-branche) ou d’un commerce déterminé par des rendements d’échelle croissants.  Enfin on ne saurait éluder les théories de la croissance dite endogène qui, en renouvelant la théorie de la croissance dans les années 1990, ont contredit l’hypothèse de convergence pour ce qui est du revenu par tête.

Mais c’est surtout au plan épistémologique que l’approche historique de la mondialisation par le principe de convergence apparaît contestable.

Une première ambiguïté surgit dans la mesure où la nature de la scientificité mise en jeu reste incertaine. Dans la mesure où l’approche dominante définit le phénomène à étudier par les conséquences d’une loi tirée de la théorie économique pure (conséquences supposées se réaliser dans les périodes de libéralisation), le travail scientifique consiste d’une part à vérifier que les périodes dites de mondialisation voient bien ces effets se manifester, éventuellement dans le cadre d’une discontinuité chronologique, d’autre part à tester l’imputation causale de ces effets à la loi envisagée. L’objet d’étude est donc largement extrait de la loi et ne résulte pas d’une caractérisation préalable du phénomène de mondialisation, à partir d’un matériau empirique foisonnant et en fonction d’intérêts de connaissance explicités.

Or la démarche historique est fondamentalement différente. C’est en choisissant les individus significatifs (personnes, actes ou phénomènes) en fonction des valeurs (celles de l’historien ou celles des hommes ayant vécu cette histoire) que la science historique procède. Ces valeurs peuvent être l’État, la démocratie, la paix ou bien encore l’émergence d’une économie mondialisée…  Elles ont, en histoire, la même fonction que les lois dans les sciences de la nature : elles permettent de distinguer l’essentiel du secondaire, ce qui nous intéresse de ce qui n’a pas lieu d’être retenu. À partir de cette individualisation sélective, l’historien construit des ensembles tout aussi singuliers et uniques, il découpe des totalités signifiantes et ne conserve, dans leur devenir, que les événements qui ont contribué à la réalisation progressive de la valeur choisie. L’histoire devient alors formellement une « science des individus significatifs » (Aron, 1970, p.126).

De quel type de scientificité peut donc relever un discours sur l’histoire économique de la mondialisation ? Du point de vue de la logique de la science historique, il semble que l’approche du processus de mondialisation par la convergence confère vraisemblablement trop d’importance à la loi au détriment des faits singuliers, en l’occurrence des stratégies d’acteurs, des connivences et/ou reconfigurations de pouvoir entre États et forces de marché, des rationalités décisionnelles en jeu. Elle identifie d’emblée « mondialisation » et « réalisation d’une convergence », laquelle se trouve être théoriquement attendue depuis longtemps, et seulement mieux testable dans le contexte original présent. L’approche par la convergence ne tombe-t-elle pas alors dans un travers largement naturaliste qui poserait implicitement que la loi et sa vérification sont la véritable fin de l’histoire ? Le choix de l’objet est ici solidaire d’une approche implicite voulant que le réel se limite aux conséquences observables d’une loi, qui a posé comme accidents tout ce qui ne relève pas de la problématique théorique envisagée. Et l’on ne peut s’empêcher de penser qu’une prise au sérieux concrète de l’ensemble des caractères de la situation économique nouvellement ressentie depuis une vingtaine d’années conduirait, en dehors de tout empirisme naïf, à choisir un autre objet d’étude, comme une autre sélection ultérieure des faits individuels pertinents.

Max Weber nous permet de préciser cette critique. Chez cet auteur, la logique de la science historique consiste en premier lieu à sélectionner les faits constituant l’objet, en fonction de valeurs par définition subjectives, relevant de l’intérêt propre de l’historien. Cette logique consiste dans un second temps à établir les liens de causalité entre les faits, à expliquer causalement la situation présente par une régression historique (fondée notamment sur la méthode contrefactuelle). Mais parallèlement il s’agit de comprendre les raisons des acteurs historiques, les motifs de leurs conduites et de leurs stratégies afin de révéler des relations intelligibles entre des faits qui, par ailleurs, s’enchaînent causalement. Penchons-nous davantage sur ces trois temps nécessaires de la sélection subjective d’abord, de la causalité ensuite, de la compréhension enfin.

La sélection des faits constituant l’objet s’effectue en fonction de valeurs subjectives mais aussi en fonction de leur efficacité historique présumée, de leur valeur causale. La sélection se réalise aussi et surtout en fonction de la capacité de certains faits à constituer des « moyens de connaissance » et c’est ici qu’intervient la construction de l’idéal-type. Weber fait ainsi « la différence, d’une part entre  la construction de concepts qui emploie en guise d’exemples des « faits singuliers » au sens de « types » représentatifs d’un concept abstrait, ce qui veut dire comme moyens de la connaissance et d’autre part, l’intégration du « fait singulier » comme chaînon, c’est-à-dire comme « raison d’être » dans un ensemble réel, donc concret » (Weber, 1992b, pP. 232-233). Il oppose ainsi le fait constituant une « raison d’être » au fait servant de « raison de connaître », de moyen de connaissance, par l’intermédiaire d’un concept idéal-typique construit. Un tel concept n’est nullement le but de la connaissance et il ne sert que comme référence idéale afin de mesurer les écarts du réel au concept. De fait le concept idéal-typique « n’est pas obtenu par généralisation mais par rationalisation utopique » (Aron, 1970, p. 230). Mais pour Weber, « rien n’est sans doute plus dangereux que la confusion entre théorie et histoire, dont la source se trouve dans les préjugés naturalistes. Elle se présente sous diverses formes : tantôt on croit fixer dans ces tableaux théoriques et conceptuels le « véritable » contenu ou « l’essence » de la réalité historique, tantôt on les utilise comme uns sorte de lit de Procuste dans lequel on introduira de force l’histoire, tantôt on hypostasie même les « idées » pour en faire la « vraie » réalité se profilant derrière le flux des événements ou les « forces » réelles qui se sont accomplies dans l’histoire » (Weber, 1992a, p. 178).

Les auteurs néoclassiques tentent bien de montrer les limites effectives de la convergence et, dans leur analyse sociohistorique, les écarts entre le réel et le tableau idéal. Mais le type de glissement dangereux qu’évoque Weber est ici patent dès l’origine : en identifiant mondialisation et convergence, on assimile le phénomène historique à expliquer aux conséquences du tableau idéal posé. Il y a donc, dès la définition, hypostase de l’idéal-type pour en faire l’une des forces s’accomplissant dans l’histoire. Mais il y a sans doute plus grave dans la mesure où l’approche par la convergence « vérifie » que, lorsque les conditions utopiques propres à l’idéal-type tendent à se réaliser, au cours des phases présumées de mondialisation, cet idéal-type « fonctionne » correctement, au sens où les effets qu’il annonce se réalisent. On reste donc dans la confirmation de la cohérence interne de l’idéaltype. On ajoute le constat que ces conditions se matérialisent à une époque donnée, ce qui relève de la pure description… On approfondit alors la théorie économique, on ne fait pas d’histoire…

Là où Weber a sans doute le plus apporté à l’épistémologie de l’histoire, c’est dans l’exigence de compréhension des relations historiques. Comprendre veut dire ici « saisir avec évidence le lien de phénomènes qui sont extérieurs à notre conscience, être capable de reproduire en soi un déroulement psychique, atteindre le sens des faits sur un plan empirique » (Aron, 1970, p.239). Cette compréhension passe, on le sait, par l’interprétation des motifs de comportement des acteurs historiques (individuels ou collectifs). Mais aussitôt se pose la question de savoir « à quelles conditions, dans quelles limites, un jugement fondé sur la compréhension peut être dit valable pour tous, c’est-à-dire vrai » (ibidem, p. 240). La première réponse est que la compréhension ne suffit pas mais doit être vérifiée par un raisonnement portant sur la causalité. La seconde réponse consiste à considérer, à titre d’hypothèse, que les comportements relèvent d’une certaine « rationalité finale », celle qui adapte les moyens aux fins, quelles que soient ces dernières. Dans ce cas la compréhensibilité en devient immédiate, ce qui n’exclut pas les équivoques, dans la mesure par exemple où des mobiles cachés peuvent se superposer à un comportement apparemment ou explicitement finalisé. Mais Weber considérait que la recherche des motifs « véritables » était indispensable, notamment parce que les conséquences d’une action correspondent rarement à l’intention de l’auteur. En conséquence, toute imputation rationnelle apparaît biaisée. Cette dichotomie est précieuse pour notre propos. Il est clair en effet que les lois économiques, en particulier celles du commerce international, sont fondées sur une rationalité de comportement (en l’occurrence de la part des pays qui échangent). Mais comme nous l’avons mentionné, l’intérêt rationnel de chaque échangiste n’est pas nécessairement perçu ou, s’il l’est, se révèle politiquement inopérant. Certes l’approche de la mondialisation par la convergence tient compte a posteriori du fait que les « perdants » peuvent bloquer le processus : c’est même dans cette prise en compte que se matérialise, dans cette approche, l’écart à l’idéal-type. Mais elle ne prend pas en compte les États ou les firmes comme acteurs autonomes, pourtant souvent déterminants des décisions. Elle manifeste ainsi une « compréhension » extrêmement limitée des acteurs. Dans le cadre de la rationalité économique postulée, cette approche ne peut évidemment prétendre insérer toute la réalité dans le réseau de lois qu’elle avance.

Est-il finalement déplacé de suspecter, dans l’approche de la mondialisation par l’intégration et la convergence, une parenté implicite avec les philosophies de l’histoire (cf papier du 7 février) ? N’est-il pas évident que cette représentation cherche à rendre compte d’un processus posé comme finalisé, pour lequel le résultat est présent dans une certaine « raison » à l’œuvre ? Est-il abusif de penser que la régulation marchande viendrait y prendre la place de la providence, « agissant comme cette dernière en dépit des actions humaines contraires », ou encore comme « ruse de la raison active à l’insu des passions humaines » ? N’apparaît-il pas que le discours sur l’intégration « met en relation événements et conséquences historiques et les rapporte au sens ultime » de la convergence ?  Ne peut-on voir enfin une dimension eschatologique dans le discours sur une mondialisation censée résoudre un ensemble considérable de problèmes ? Certes on peut étudier la convergence dans l’économie mondiale sans nécessairement y voir à l’œuvre un sens caché, encore moins divin évidemment…Il n’en reste pas moins que la littérature actuelle non technique (notamment anglo-saxonne) sur la mondialisation regorge de références qui adoptent sans recul cette position « finaliste » dans laquelle les décennies actuelles verraient enfin la victoire du marché et de la rationalité sur les affres du politique, voire déboucheraient carrément sur la « fin de l’histoire ».

On sait ce que la crise financière, depuis 2008, a fait de ces prétentions. Mais pour compléter cette critique du courant dominant en « histoire économique de la mondialisation », il nous faut proposer une autre méthode d’analyse historique qui prenne en compte les limites ici posées. C’est ce à quoi s’emploiera le prochain article…

ARON R., 1970, La Philosophie critique de l’histoire, Paris, Seuil.

BORDO M., TAYLOR A., WILLIAMSON J., 2003, Globalization in a Historical Perspective, Chicago, University of Chicago Press.

NOREL P., 2007, “Mondialisation et histoire : une approche épistémologique”, Revue Internationale de Philosophie, n°1, p.33-55.

O’ROURKE K.H., WILLIAMSON J.G., 2000, Globalization and History, The Evolution of a Nineteenth Century Atlantic Economy, London and Cambridge, MIT Press.

WEBER M., 1992a, « L’objectivité de la connaissance dans les sciences et la politique sociale », in Essais sur la théorie de la science, Paris, Plon et Presses Pocket.

WEBER M., 1992b, « Études critiques pour servir à la logique des sciences de la  culture », in Essais sur la théorie de la science, Paris, Plon et Presses Pocket.

3 réflexions au sujet de « L’approche néoclassique de l’histoire de la mondialisation »

  1. Intéressant article. Loin de moi l’idée de vouloir défendre la mondialisation conquérante, convergente et salvatrice, mais permettez-moi d’émettre une remarque:

    La fin de l’article donne malheureusement l’impression d’avoir recours à un « épouvantail »… Après avoir décrit une approche théorique économique, discutable mais certainement légitime pour la compréhension de certaines choses, vous notez que même si cette approche n’est pas forcément téléologique/eschatologique, la « littérature actuelle non technique (notamment anglo-saxonne) » pose néanmoins problème. De quels ouvrages s’agit-il? Des deux que vous citez? (O’Rourke et Williamson; Bordo, Taylor et Williamson) Ou d’autres?

    Cela dit, réflexion intéressante. Cela pose aussi la question de savoir ce que l’historien doit faire de la théorie économique lorsqu’il s’intéresse à des questions économiques. Doit-il l’intégrer? En faire la base de son analyse? L’ignorer? Questions auxquelles je n’ai pas répondu encore, bien qu’elles me touchent en ce moment de très prêt. Je me réjouis de lire la suite de votre réflexion.

  2. Les auteurs auxquels je pensais sont plutôt Fukuyama, théoricien d’une certaine « fin de l’histoire » et les nombreux épigones ou journalistes qui, dans la dernière décennie, ont repris ces thèses clairement idéologiques. Sur ce point O’Rourke et Williamson sont beaucoup plus nuancés.

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